Perturbateurs du système respiratoire

Perturbateurs du système respiratoire

Parmi tous les éléments identifiés comme responsables d’effets délétères sur la santé respiratoire, deux méritent d’être épinglés: la pollution atmosphérique et le tabagisme.

Les polluants atmosphériques sont principalement liés à l’activité humaine : les fumées des usines, les gaz des véhicules, l’utilisation des énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole, etc.

La fumée de cigarette pour sa part est un véritable mélange de gaz et de particules. Elle contient plus de 4000 substances, dont plus de 40 sont considérées comme cancérigènes. Une fois allumée, la cigarette devient une usine chimique miniature : sa combustion provoque la formation de nombreuses substances toxiques, dont des goudrons, des métaux lourds et des gaz toxiques comme le monoxyde de carbone.

En ce qui concerne la pollution atmosphérique d’une part et le tabagisme d’autre part, voici ce que dit l’OMS:

« Le fait de respirer de l’air pur est considéré comme une condition essentielle de la santé et du bien-être de l’homme. Cependant la pollution de l’air continue de faire peser une menace importante sur le plan sanitaire partout dans le monde. […] Plus de 2 millions de décès prématurés peuvent chaque année être attribués aux effets de la pollution de l’air extérieur dans les villes et de l’air à l’intérieur des habitations […] à travers le monde. » (OMS, dans ses lignes directrices relatives à l’air – synthèse de l’évaluation des risques, mise à jour en 2005)

« La consommation de tabac est l’une des plus graves menaces ayant jamais pesé sur la santé publique mondiale. Elle tue près de 6 millions de personnes chaque année. Plus de 5 millions d’entre elles sont des consommateurs ou d’anciens consommateurs, et plus de 600.000 des non-fumeurs involontairement exposés à la fumée. Une personne environ meurt toutes les six secondes du fait de ce fléau, ce qui représente un décès d’adulte sur 10. La moitié des consommateurs actuels mourront d’une maladie liée au tabac. » (OMS – www.who.int)

Ces polluants peuvent donc être sous forme de gaz (le monoxyde de carbone étant le plus connu) ou bien sous forme de petites particules solides, comme la nicotine de la cigarette. Selon leur taille, ces particules vont s’impacter soit au niveau du nez, du pharynx et de la trachée pour les plus grosses, soit sédimenter dans les petites voies aérienne pour les plus petites. Et si elles sont véritablement petites, elles peuvent se déposer dans les alvéoles voire carrément traverser la barrière alvéolaire.

Pénétrant plus ou moins loin dans l’appareil respiratoire, ces polluants peuvent être mis en lien avec :

  • une augmentation des affections respiratoires (sinusites, angines, rhino-pharyngites, bronchites, …), de l’hypersécrétion bronchique, de diverses irritations.
  • une dégradation des défenses de l’organisme aux infections microbiennes.
  • une dégradation de la fonction ventilatoire qui se manifeste par une baisse de la capacité respiratoire, un excès de toux ou des crises d’asthme.
  • une réduction de la croissance pulmonaire chez l’enfant
  • une augmentation de la mortalité à par affections respiratoires ou cardio-vasculaires.
  • une incidence sur la mortalité à long terme par effets mutagènes et cancérigènes. La fumée de cigarette en particulier provoque des cancers des lèvres, de la langue, de la bouche, de la gorge, des cordes vocales, de la trachée, des bronches et des poumons.

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