Dans la quête de la compréhension de soi, Douglas Harding a développé une approche unique connue sous le nom de « Vision sans tête ». Cette perspective invite à explorer notre véritable nature au-delà des limites de notre perception habituelle. En savoir plus: « Vivre sans tête » de Douglas Harding.
Les deux poèmes qui suivent s’inspirent profondément de cette philosophie, offrant une plongée dans l’expérience de la conscience pure.
Ces vers évoquent un état de conscience où les frontières entre l’observateur et l’observé s’estompent, révélant un espace vaste et ouvert qui englobe tout. Ils nous invitent à nous reconnaître non pas comme des êtres limités par notre corps ou notre pensée, mais comme la conscience elle-même – un champ infini où le monde entier apparaît et disparaît.
À travers ces poèmes, nous sommes conviés à explorer cette perspective radicalement différente de notre existence. Ils nous encouragent à nous voir non pas comme des individus séparés, mais comme l’espace même dans lequel toute expérience se manifeste. Cette vision de la « Vision sans tête » offre une fenêtre sur une réalité où l’unité fondamentale de toute chose est révélée dans la clarté du regard retourné sur lui-même.
À la source du regard
Dans le calme d’un regard retourné,
Où se mêlent silence et ouverture,
Je découvre un espace sans contours,
Ni forme, ni visage à cerner.
Ici, point de tête, point de fin,
Seulement un champ vaste et nu,
Où le monde entier vient s’abreuver,
À la source d’un regard sans retenue.
Tout s’élève en ce clair miroir,
Sans voile, ni masque, ni nom,
Les formes dansent sans frontières,
Dans l’éclat pur de l’union.
Ô conscience sans origine,
Où le monde se fond et renaît,
Qui suis-je, sinon ce vide aimant,
Ce vaste ciel où tout apparaît ?
Sans limite ni séparation,
Je suis l’océan et la rive,
Un espace libre de toute notion,
Où seul le présent s’éveille et s’épanouit.

La conscience sans visage
Ici, couché sans visage, sans nom,
Ce n’est pas lui qui contemple l’horizon.
C’est la conscience, pure, vaste, ouverte,
Qui s’écoule par ce regard sans tête.
Je ne suis pas l’homme allongé,
Mais l’espace où tout peut émerger.
Planètes, étoiles, et galaxies,
Dansent dans ce vide sans lui.
Sans frontière, ni contour, ni fin,
Je suis le champ où le monde s’incline.
Un miroir vivant, sans reflet, sans étreinte,
Où l’infini se découvre et se feinte.
La terre, l’herbe, le ciel et l’espace,
Tout apparaît dans un souffle sans place.
Pas de lien, pas de séparation,
Uni par la pure observation.
Je ne suis pas ce corps, ni cette pensée,
Mais l’étendue où naissent et meurent les idées.
Le monde entier coule dans ce regard,
Sans centre, sans bord, ni histoire.
Je suis la source et l’océan,
Le regard clair où tout se prend,
Un silence sans fin, une douce clarté,
Là où le soi et l’univers sont unifiés.












