Non-dualité: au cœur de la clarté sans nom (poèmes)

Ces deux poèmes nous invitent à explorer une vérité intemporelle, enseignée dans les traditions de la non-dualité: l’Être unique, qui demeure inchangé et immuable au-delà des apparences. Ils évoquent cette lumière intérieure qui transcende les distinctions de « moi » et de « monde ». Ici, toute notion de séparation s’efface, car l’existence, loin d’être divisée en sujet et objet, se révèle comme un seul et même éclat, une pure conscience dansante.

Pure présence, pure lumière

Dans le silence immobile,
au-delà de l’ombre et de la clarté,
un feu doux brille sans brûler,
une lumière sans source ni fin.

Elle n’a ni nom, ni forme, ni lieu,
elle danse dans chaque regard,
pulsant comme un cœur secret
au rythme d’un éternel instant.

Les pensées s’y dissolvent,
les identités se voilent,
et ce qui reste, c’est l’éclat pur,
sans besoin d’être ou de ne pas être.

Chaque souffle en émane,
chaque geste s’y fond,
dans la beauté simple de ce qui est,
silencieuse, vaste, intemporelle.

À l’orée de cette clarté,
je ne suis plus que l’écho,
que l’ombre effacée d’un jeu ancien,
revenue à la lumière d’un amour sans fin.

Dans l’étreinte de l’unité

Éclat sans visage,
présence qui traverse les formes,
dans l’espace où le monde se pose
comme un reflet fugace.

Je suis l’ombre d’un rêve,
éclairée d’un souffle invisible,
où chaque pensée s’efface,
où chaque désir se rend.

Ni commencement, ni fin,
juste un silence vibrant,
la pure trace de l’Être,
dans l’intime, sans attache.

Rien à saisir, rien à laisser,
seulement ce calme sans bord
où tout est lumière,
où tout est retour.

Et dans cette immensité claire,
je m’oublie, je deviens
l’écho doux de l’unique,
par-delà le jeu du temps.

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