La posture de l’arbre

La posture de l’arbre (Vrikshâsana)

Instructions :

  • debout, regard porté à distance (2m) dans l’espace ou yeux fermés.
  • un genou est plié.
  • le pied de la jambe pliée est placé sur la cuisse opposée (soit la plante du pied est posée sur la face interne de la cuisse, soit le pied est posé plus haut sur la face antérieure de la cuisse ou au niveau de la hanche).
  • le genou du membre inférieur en appui est tendu.
  • diverses positions des membres supérieurs sont possibles (bras écartés, main en bas en gyan moudra / mains jointes au niveau du cœur / bras tendus à la verticale et mains jointes / etc).

Finalité et bénéfices :

Cette posture nécessite la mise en jeu d’un ensemble de mécanismes qui modulent le tonus musculaire. Elle implique le système de l’équilibre dans son ensemble : la vision, le travail fin de la proprioception et le système vestibulaire (oreille interne).

Comme toutes les postures dont l’équilibre est fragile, la posture de l’arbre favorise le centrage, l’attention, la concentration et une intériorisation sans faille. Elle développe l’« enracinement », la stabilité et favorise le lâcher-prise physique et mental.

Symboliquement, cette posture érigée (particulièrement quant les bras sont tendus au dessus de la tête) unifie la terre au ciel, le grossier au subtil.

Il est dit que la posture de l’arbre équilibre les courants énergétiques (et par là-même, les fluctuations mentales) et pacifie les tensions des forces contraires prana et apana..

Risques et bons aménagements :

L’arbre est une posture d’équilibre abordable pour un grand nombre de pratiquants et avec très peu de risque de chute.

C’est l’aplomb qui doit être recherché, aussi il faut veiller à horizontaliser autant que possible le bassin et les épaules. La posture est mal réalisée lorsque le buste est incliné et que le dos est cambré.

Pour les personnes ayant peu d’équilibre, la position du pied élevé est adaptée en conséquence, il peut être posé plus bas, sur la face interne de la jambe ou de la cheville. La position des bras et des mains également peut être choisie pour conforter l’équilibre.

Une originalité très facilitante est de faire « l’arbre dans la forêt ». En groupe, rassemblé en cercle, main dans la main, chacun prend la posture de l’arbre et la maintien avec l’aide et le soutien des voisins. Cette stabilité offerte par le groupe permet même de jouer à « l’arbre dans la forêt par grand vent »… le vent soufflant, chaque arbre s’amuse à être ballotté et même à ballotter son voisin. Et… étonnamment, malgré cette précarité volontaire, on observe que dans la forêt chaque arbre gagne en enracinement et en confiance.

A lire également:
Posture (asana)
– Siddhâsana – Paschimottanâsana – Vrikshâsana – Utrasâsana – Dhanurâsana

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