La beauté de ce que nous sommes

Voir avec l’oeil adéquat requiert un changement de perspective.

Il est bien évidement facile de ressentir l’espace, la lumière et la chaleur dans une belle fleur ou un magnifique lever de soleil. Mais pouvons nous ressentir ces qualités dans la peur? Même dans le sentiment de la peur, il y a de l’espace. Quand la peur apparaît, si nous ne nous éloignons pas de nous-mêmes en y réagissant et en développant des pensées négatives, elle peut devenir une porte vers ce que nous sommes essentiellement. La peur et la beauté émanent du même espace-mère, la source de toute chose. Les cinq qualités élémentaires, les cinq lumières pures, et les cinq sagesse de l’état d’éveil sont présentes jusque dans la peur.

L’espace sacré illimité et omniprésent de notre nature dépasse la distinction entre beauté et laideur, douleur et plaisir. Comme la peur, la beauté peut nous éloigner de notre nature essentielle. Comme la peur la beauté peut nous en rapprocher.

Quand nous voyons une belle fleur, nous pouvons croire que la beauté réside dans la fleur et non pas en nous-mêmes. Voir la fleur comme source de la beauté renforce le sentiment de soi comme étant celui à qui il manque quelque chose, dans cet exemple, celui à qui manque la beauté.

Mais l’oeil de la sagesse reconnaît que la beauté de la fleur est aussi la beauté de ce que nous sommes : l’une et l’autre émanent de la même source. (Tenzin Wangyal Rinpoche dans La véritable source de la guérison aux Editions Claire Lumière)

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