Nous sommes reliés à tout

Nous sommes reliés à tout. C’est le fait de cette vie : être relié à tout.

(Extrait de Guérir par les formes, l’énergie et la lumière, de Tenzin Wangyal Rinpoche, aux Editions Claire lumière).

Nous pouvons avoir de nombreuses relations amicales, enrichissantes et bénéfiques, c’est très bien. Ces relations nous soutiennent et nous satisfont en tant qu’humains. Mais, si nous n’établissons aucune relation sacrée avec l’environnement, les gens, les représentations religieuses, les mantras, etc., cela signifie que cet aspect de notre vie se meurt, est enseveli ou n’a pas été abordé. Il n’a pas été cultivé ou exprimé. Il ne se présente pas dans notre expérience intérieure car il n’a pas trouvé d’équivalence dans le monde extérieur ; il n’existe rien qui l’évoque ou l’alimente. Aussi disparaît-il de nos vies et de nos cultures ou devient-il une abstraction, quand il ne se réduit pas à une mythologie ou à une psychologie.

Il est facile de perdre le sens du sacré dans le monde moderne. Beaucoup d’entre nous ont perdu le contact avec le pouvoir de la nature, ne l’ayant connu que clôturé dans des parcs ou cultivé dans des jardins. Derrière les lumières réfléchissantes de la ville, la nuit n’est plus si noire ni si vaste. Nos maisons ont une température régulée. Nombre d’entre nous ont perdu foi en la religion et nous vivons dans un monde où la vie est réduite à des réactions chimiques, où les étoiles sont des processus matériels inertes et où il n’existe pas de vie après la mort du corps. Les sociétés occidentales ont créé des technologies, des arts et des sciences extraordinaires, mais vivre dans un monde mort, dépendre des distractions pour une satisfaction éphémère, reste le triste et inutile prix à payer pour ces progrès.

L’absence de relation au sacré peut devenir un obstacle sur la voie spirituelle. Nous apprenons quelque chose – par exemple, les pratiques physiques de ce livre – et nous nous sentons mieux. En conséquence, nous les considérons simplement comme quelque chose qui nous met à l’aise, comme le ferait une promenade ou une balade à vélo.

Nous pouvons interpréter les pratiques chamaniques comme de simples symboles servant à manipuler des processus psychologiques automatiques. Mais, lorsque nous avons vraiment besoin d’aide, nous ne faisons pas appel à la seule psychologie, trop limitée par rapport à ce que nous sommes dans notre totalité. Dans une relation sacrée à l’égard des éléments, des déités, du maître, des textes saints, nous nous tournons vers quelque chose de plus grand que nous, plus grand que nos problèmes. Nous nous tournons vers quelque chose de sacré, d’une valeur et d’une signification supérieures à notre dépression, notre anxiété, notre haine de soi ou nos déceptions.

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