Rien n’est plus réel que le rêve

Nous rêvons tous, que nous en gardions le souvenir ou non. Nous rêvons de notre naissance à notre mort. Chaque nuit nous pénétrons dans un monde inconnu. Nous avons notre apparence ordinaire ou bien sommes quelqu’un de tout à fait différent. Nous rencontrons des gens que nous connaissons ou qui nous sont inconnus, qui sont vivants ou morts. Nous volons, rencontrons des êtres non-humains, faisons des expériences béatifiques, rions, pleurons, sommes terrifiés, exaltés, ou transformés.

Cependant, nous accordons généralement peu d’importance à ces expériences extraordinaires. Beaucoup d’Occidentaux qui s’intéressent aux enseignements ont sur le rêve des idées nourries de théories psychologiques ; en conséquence, lorsque l’utilisation des rêves dans leur vie spirituelle commence à les intéresser, ils se concentrent en général sur leur contenu et leur signification.

La nature même de l’acte de rêver est rarement étudiée. Lorsqu’elle l’est, la recherche débouche sur les processus mystérieux qui sous-tendent la totalité de notre existence, et pas seulement la partie pendant laquelle nous rêvons.

La première étape dans la pratique du rêve est toute simple : on doit reconnaître les grandes possibilités qu’offre le rêve pour notre démarche spirituelle. On pense généralement que le rêve est “irréel”, par opposition à la “réalité” de notre état vigile. Mais rien n’est plus réel que le rêve. Cette affirmation prend tout son sens dès qu’il est compris que la vie à l’état de veille est aussi irréelle que le rêve, exactement de la même façon. On peut alors comprendre que le yoga du rêve s’applique à toute expérience, aux rêves de la journée comme à ceux de la nuit. (Tenzin Wangyal Rinpoché dans Yogas tibétains du rêve et du sommeil)

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