Le pranayama: un état de cessation

Voici le commentaire que laisse Jean Bouchart d’Orval dans sa traduction des Yoga Sûtras de Patanjali au sujet du pranayama et de l’aphorisme:

Le souffle est suspendu après l’expiration ou après l’inspiration. Selon le volume, la durée et la fréquence de répétition, le souffle se fait prolongé et subtil
(Yoga Sutra, II-50)

On suspend le souffle après l’expiration ou après l’inspiration: c’est ce que dit textuellement Patanjali, qui décrit surtout des états de pranayama et non pas tellement des techniques. Le pranayama est un état de cessation du processus habituel de la respiration, qui peut se produire après l’expiration, après l’inspiration ou n’importe où entre les deux.

On a imaginé des centaines de techniques, au point d’en faire parfois une science compliquée. L’essentiel est la cessation. Il en va ici comme pour les postures physiques: on a souvent fait une discipline de ce qui au départ n’a d’autre but que de simplifier l’accès au samadhi.

Le souffle se fait prolongé et subtil. Plus la conscience individuelle est épaisse, plus le souffle se fait lourd et grossier; au contraire, la conscience individuelle raffinée a le souffle profond et subtil. En retour, l’acquisition d’un souffle profond et subtil élève et raffine la conscience.

Jean Bouchart d’Orval, est physicien nucléaire à l’université de Montréal. Il commence à méditer au début des années quatre-vingt. Au cours d’un voyage en Inde, à Kullu dans l’Himalaya, il rencontre Swami Shyam avec qui il adapta ces Yogas Sûtras. Patanjali et les Yogas Sûtras aux éditions: le Relié Poche.

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