Le pranayama: un art difficile

Voici ce que dit B.K.S. Iyengar en préface de ses enseignements publiés dans Pranayama Dipika, lumière sur le Pranayama:

Le domaine du pranayama est immense et ses possibilités illimitées. Il est psychosomatique puisqu’il explore la relation intime existant entre le corps et l’esprit.

Il peut sembler à première vue tout à fait simple et facile, mais dès qu’on s’assied pour le pratiquer on s’aperçoit qu’il s’agit d’un art difficile. Ses subtilités sont peu connues et il reste bien davantage à découvrir. J’adis, les auteurs de textes sur le yoga s’attachaient plus aux effets du pranayama qu’à la façon de le pratiquer, peut-être parce qu’il était alors familier au plus grand nombre et que beaucoup s’y adonnaient. Les explications qu’ils donnent sur ses effets laissent entrevoir ce que furent leurs expériences, qui vont bien au-delà des mots.

Beaucoup de mouvements dans le pranayama sont d’une infinie subtilité. Par exemple, les légers mouvements délibérés de la peau dans des directions opposées paraissent objectivement impossibles mais font partie des techniques enseignées dans le yoga. Avec l’entraînement, on peut ainsi faire bouger sa peau, et cela joue un rôle majeur dans les exercices de pranayama.

Ainsi le pranayama est-il à maints égard un art subjectifs. Quand cette technique est utilisée en vue d’obtenir un effet maximal, c’est-à-dire lorsque les mouvements de la peau sont synchronisés avec ceux de l’inspiration, de l’expiration et de la rétention, le flux d’énergie (prana) est équilibré.

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